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Mise à jour sur les discussions d’Ex Libris avec EBSCO

 

Jérusalem, le 6 Octobre 2014.

Dans un monde qui s’oriente rapidement vers plus d’ouverture et de transparence, de nouvelles normes décrètent que les utilisateurs ont le droit d’utiliser les outils d’exploration de leurs institutions pour faire des recherches et accéder au contenu auxquelles leurs bibliothèques sont abonnées. Conformément à ces nouvelles normes et aux recommandations d’autres groupes tels que l'ICOLC (International Coalition of Library Consortia) et l’ODI (Open Discovery Intiative de NISO, les fournisseurs de contenu scientifique — éditeurs principaux, éditeurs secondaires et agrégateurs — ont permis à des services d’exploration comme Ex Libris Primo d’accéder à leurs contenus.

L’un des meilleurs exemples est ProQuest, un fournisseur de service d’exploration — ProQuest Summon™ — et de bases de données importantes d’analyse de contenu et d’indexation (A&I), qui s’est engagé à mettre ce contenu à la disposition des services d’exploration de bibliothèques. Actuellement, les 200 collections les plus utilisées de ProQuest, dont 50 bases de données A&I, ont été indexées dans Primo. D’autres collections deviendront accessibles par l’intermédiaire de Primo dans les mois à venir. En échange du contenu dont ProQuest a permis l’indexation, Ex Libris a ouvert ses API à ProQuest, qui a ainsi pu intégrer ses logiciels aux produits Ex Libris.

La mise en œuvre de ce nouvel écosystème laissait espérer à Ex Libris et à sa communauté d’utilisateurs la signature d’un accord similaire avec EBSCO, permettant ainsi un échange raisonnable de contenu et d’interfaces. Malheureusement, en dépit de tous nos efforts et après des mois de discussion avec EBSCO pour parvenir à un tel accord, y compris notre offre d’intégration complète aux produits Ex Libris en échange de la totalité du contenu EBSCO, ce dernier continue à faire preuve d’intransigeance en rejetant toutes nos propositions.

Dans un esprit de transparence, nous aimerions fournir quelques éclaircissements supplémentaires sur nos discussions avec EBSCO.

Dans sa déclaration sur sa
politique ouverte de partage des métadonnées, EBSCO a publiquement proposé de permettre l’indexation d’un nombre limité de ses bases de données par des systèmes d’exploration, tels que Primo. D’autres bases de données EBSCO, que les bibliothèques acquièrent principalement pour l’indexation de sujets, comme CINAHL, SPORTDiscus, et America: History and Life (plus leurs versions en texte intégral) ne font pas partie de la politique d’EBSCO. Aucune indication claire ne permet de penser qu’elles seront incluses ultérieurement. Selon nos clients et les analyses approfondies que nous avons menées, bon nombre de ceux-ci sont abonnés à ces bases de données, qui constituent des outils de base importants dans tout un éventail de sujets majeurs.

En échange de l’ouverture d’une partie de son contenu, EBSCO requiert l’accès depuis son service EBSCO Discovery Service™ (EDS) à toutes les API, et ce, pour tous les produits Ex Libris. En tentant de gagner un avantage concurrentiel sur Primo en conservant l’utilisation exclusive de ces principales bases de données, EBSCO espère qu’Ex Libris renoncera à son avantage technologique en fournissant à EBSO toutes ses fonctions d’intégration. Nous avons clairement fait savoir à EBSCO que sa proposition ne constituait pas un échange équitable et avons offert à la place l’intégration complète avec tous les produits Ex Libris en contrepartie de la totalité du contenu EBSCO, en somme un accord similaire à celui passé avec ProQuest. EBSCO a décliné l’offre. EBSCO a ensuite refusé une seconde proposition d’accès à un contenu partiel en échange d’une partie des interfaces.

Même si les deux offres d’Ex Libris ont fait l’objet de refus, elles restent sur la table à l’attention d’EBSCO. Ex Libris accueillerait favorablement un accord équitable qui nous permettrait d’indexer le contenu autorisé actuellement par la politique d’EBSCO et aborderait l’inclusion des bases d’indexation de sujets en fonction d’un calendrier convenu.

 


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